Rapports annuels et chiffres clés

Rapports annuels

Le décret d’application de la loi Barnier du 2 février 1995 (décret 95-635 du 6 mai 1995) prévoit la présentation par le Président de Toulouse Métropole à l’assemblée délibérante du Rapport annuel sur le prix et la qualité des services publics de l’eau et de l’assainissement (RPQS Eau et assainissement).

Le rapport de l’année 2018 a fait l’objet d’une présentation aux représentants des usagers au sein de la Commission consultative des services publics locaux le 3 octobre 2019. Ce rapport annuel a également fait l’objet, à l’issue du Conseil de la Métropole, d’une communication à chacun des maires des communes de Toulouse Métropole.
 

Le document principal est accompagné d’un document annexe qui présente des données chiffrées par commune.

 

1 - Service public de l'eau potable

En 2018, le nombre d'abonnés aux services a augmenté de 2,2 %, dans une proportion sensiblement supérieure à l'évolution démographique (+ 0,85 %). 

Les abonnés au service de l'eau potable ont consommé 43,4 millions de m³, contre 43,6 millions de m³ en 2017.

Le rendement de réseau s'établit pour 2018 à 85,6 %, avec un rendement de 90,1 % sur la commune de Toulouse. La moyenne nationale des rendements s'établissait à 79,6 % en 2015.

L'eau distribuée sur le territoire de Toulouse Métropole est de très bonne qualité, les dépassements des normes de qualité de l'eau distribuée étant exceptionnels. 99,9 % des analyses bactériologiques et 99,8 % des analyses physico-chimiques réalisées, dans le cadre du contrôle sanitaire, se sont révélées conformes aux exigences réglementaires.
Ces taux de conformité sont légèrement supérieurs à ceux observés au niveau national, qui s'établissaient en 2013, respectivement à 99,4 % pour la conformité microbiologique et à 99 % pour la conformité physico-chimique.

 

2 – Services publics de l'assainissement 

En assainissement, le taux de desserte est évalué à 94,4% sur la Métropole. Les abonnés non desservis par le service de l'assainissement collectif, disposent d'un assainissement non collectif (3 664 unités recensées sur le territoire, chiffre en légère augmentation par rapport à 2017). 

Les effluents collectés sont acheminés, au travers de 2 563 km de réseaux et 258 postes de relèvement/refoulement vers 18 unités de dépollution, dont 16 appartiennent à la Métropole. La plus importante est la station d'épuration de Toulouse, Ginestous-Garonne, dont la capacité de traitement est de 950 000 équivalents-habitants. 

La totalité du système d'assainissement de la Métropole a été déclarée conforme pour les équipements et la performance en 2018. La conformité des performances épuratoires est de 100 % pour les stations représentant plus de 2 000 équivalents-habitants.

En 2018, les stations d'épuration de la Métropole ont traité 53,7 millions de mètres-cubes d'eaux usées, dont la charge polluante moyenne journalière représentait environ 586 000 équivalents-habitants. 

Les rendements épuratoires sont très bons. Sur les paramètres « demande chimique en oxygène (DCO) », « demande biochimique en oxygène  (DBO5) », et « matières en suspension (MES) », ils se sont établis respectivement à 93,9 %, 98,1 % et 97 % en 2018, sans évolution majeure par rapport à 2017.

Les boues produites sur les stations d'épuration, soit 20 055 tonnes de matières sèches, ont été évacuées ou valorisées selon des filières conformes. Environ 56 % des boues produites ont été valorisées en agriculture (compostage + épandage). Le reste a été incinéré sur le site de Ginestous-Garonne. 

Enfin, ce rapport présente les principales réalisations de l'année 2018, comme le lancement de la construction de l'unité de méthanisation des boues sur l'usine de dépollution de Ginestous-Garonne (projet EnergiBio), ainsi que la construction de la nouvelle station d'épuration de Saint-Jory.